Bangkok, royale porte d’entrée
Notre escale belge aura finalement duré environ 7 semaines. Sans maison, sans école, sans boulot. Cette période d’immobilité, vécue avec un sentiment de marginalité forcée, n’a pas été simple, en particulier pour moi. Au quartier général, j’ai pesté contre le bruit et l’agitation de mes neveux et nièces. Puis j’ai réalisé qu’avec le chaos, ils apportaient la vie. Chaque moment partagé en famille ou entre amis a constitué une bulle d’oxygène, nous permettant de traverser la tempête.

Le feu vert nous est donné pour reprendre notre périple. Mia est sans doute la plus enthousiaste à l’idée de recommencer à voyager. Ben est relativement confiant. Yann a le mérite de faire preuve de constance, n’ayant pas plus envie de repartir que de partir. Je lui fais part de mes propres doutes. Moi aussi, je dois me faire violence pour me déraciner à nouveau. Il s’illumine. Car il n’est pas seul, tout compte fait. Un fardeau s’allège instantanément, lorsqu’il est partagé. De chaque expérience, on tire des leçons. Cette fois, nous ne nous berçons pas d’illusions et ne nous mettons aucune pression. Un jour après l’autre pour mantra.



Nous posons le pied sur le continent asiatique le 13 novembre, déboussolés par le décalage horaire. Bangkok permet une accessibilité aisée à l’Asie du Sud-Est. Nous logeons dans la vieille ville, qui a conservé un charme d’antan. Durant 3 jours, nous sillonnons les rues animées, empruntant tous les moyens de transport possibles. Bateau, taxi, tuk tuk, sky train, métro… Tout y passe! Dans les centres commerciaux démesurés, les enfants sont fascinés par les salles d’arcade (dont les Asiatiques semblent friands). Aux machines à pinces, Mia s’enlise dans l’espoir vain d’attraper une peluche. Dans ses yeux embués se lit l’apprentissage amer de la frustration. Au marché aux fleurs, par contre, elle trouve l’inspiration. Dans le quartier chinois, on achète des bricoles, résistant corps et âme aux jérémiades infantiles pour faire l’acquisition de Crocs. Dans le parc Lumphini, poumon vert encerclé de gratte-ciels et royaume des varans, nous nous octroyons une pause salutaire.




Nous profitons de notre passage à la capitale pour assister à un match de Muay Thai (boxe thaï). Je résiste à l’ennui et à la vue du sang jusqu’au milieu du quatrième combat. Ensuite, je sombre dans une réjouissance morbide quand un pauvre bougre est mis K.O. au premier round, par un coup vicieux au niveau du foie. En sortant, Yann réalise des tours sur lui-même en balançant des coups de pied énergiques dans le vide. Un comportement qui, vu de l’extérieur, pourrait fort bien le faire passer pour un déséquilibré.



Nous ressentons l’appel du Laos, qui occupe une place de choix sur notre wishlist. Nous passons la frontière par voie terrestre, ce qui peut rapidement se transformer en épopée. À la gare des bus, nous rencontrons un Mexicain-grimpeur, en route pour les montagnes laotiennes. Yann tire sur la manche de son père : « Demande-lui s’il a une arme, ou s’il fait partie d’un cartel. » Tandis que Ben l’ignore superbement, il persévère : « Demande-lui s’il a des maracas, ou un sombrero. » Je coupe court à cette course aux clichés, avant que le mot « poncho » ne franchisse la barrière de ses lèvres. Après les formalités administratives, nous traversons enfin le Mékong (mythique), non sans une pointe d’émotion.
Road trip : la boucle de Thakhek
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18 commentaires
Charlotte Ferrara
Quelle plume 😘 Merci de nous faire voyager avec vous. Bon retour sur la route les amis.
Margot Dedericks
🥰
Les Bernard
Bonne suite de voyage les copains, toujours un plaisir de suivre vos aventures 😍🤩
Margot Dedericks
Merci les copains, c’est avec plaisir qu’on vous emmène dans nos valises 🔥😘
M-A
Ca y est j’ai eu la larme à l’oeil 🥲. Vivement la suite, qui s’annonce belle ❤️
Margot Dedericks
❤️❤️❤️
Olive
J’espère que vous vous amusez bien !
Quel est l’animal sur la photo?
Est-ce que vous trouvez des Bics Legami là-bas?
Olive
Margot Dedericks
Coucou Olive chérie! 💕 On s’amuse bien et on découvre de jolies choses…
L’animal que tu vois est un varan, c’est une sorte de lézard immense, le cousin du dragon de Komodo!
Nous n’avons pas trouvé de bics légami ici, et c’est tant mieux, car nos plumiers débordent hahaha
Gros bisou
Mia et Margot
Madeline
Une sérénité semble s’installer, quel plaisir de le lire.
Lov’
Margot Dedericks
Hello beauté!
Plaisir de découvrir une trace de ton passage par ici, en duo en plus!
On nourrit l’espoir que la sérénité s’installe pour de bon, le Laos devrait y contribuer, par ses paysages et ses habitants. Rendez-vous pour la suite des aventures ! 🧡💛💚💙💜
Madeline
Plaisir de laisser notre trace ici 🧡🩷💜
Haaaaa tous ces beaux cœurs 😘
Margot Dedericks
Les cœurs en arc-en-ciel, spéciale dédicace 🔥🔥🔥
Emilie Herten
Coucou les voisins,
On n’a pas encore mis de commentaire mais on vous suit depuis le début avec grand plaisir.
Merci de nous faire voyager a travers vous 🙂
J’espere que la suite sera plus douce et que vous pourrez profiter à fond de toutes ces belles decouvertes…
Gros bisous de Lili et Lulu à Yann et Mia et bisous de nous à vous 😉
Margot Dedericks
Coucou ! Trop chouette de voir que vous nous suivez, merci pour votre retour 😊 Et un gros bisou à Liam et Lucie, on les retrouve dans la rue au printemps, il paraît que le froid s’est installé à Bolland…
Tom & Family
Ahh ça fait plaisir de reprendre ces petites lectures délicieuses 😉 J’imagine tellement Yann dans ces moments impromptus 😀
Margot Dedericks
Génial de savoir que tu reprends ton rituel de petites pauses avec nous! Tu connais bien l’asticot 🤭
Co.
Très heureuse de te lire à nouveau Marge ! C’est si bien décrit que je suis avec vous.
J’espère juste que vous n’avez pas du subir cette horrible météo un peu partout dans
ces régions. Un gros bisous à vous quatre et vivement la suite !
Margot Dedericks
Et encore plus heureuse de te compter à nouveau parmi nous, Co! Pour l’instant, nous sommes épargnés. On croise les doigts 🤞 mais il est toujours possible d’ajuster notre itinéraire, puisque rien n’est figé. Des bisous!